Parcours éducatifs et professionnels des femmes et leur impact financier à long terme

Si les femmes sont actuellement de plus en plus présentes sur le marché de l'emploi, force est de constater que des inégalités de genre persistent encore à différents niveaux.

Elles sont majoritaires dans les emplois à temps partiel, ce qui les amène plus souvent que les hommes dans des situations de précarité et même de pauvreté extrême. Selon Eurostat, en 2014, 43.5% de femmes belges occupaient un temps partiel, alors que les hommes n'étaient que 9%.

Les ségrégations horizontale et verticale contribuent également à une précarisation potentielle des femmes. Enfin, leurs carrières fragmentées et précaires ont pour conséquence directe de leur donner moins de revenus et à plus long terme une pension moins élevée que celle des hommes.

Tenant compte de ces constatations, notre commission socio-économique s'est penchée ces derniers mois sur les parcours éducatifs et professionnels des femmes et leur impact financier à long terme pour les femmes.

La commission a édité une plaquette qui reprend les grandes lignes de son rapport qui se structure de la manière suivante.

Le premier chapitre fait le point sur le contexte européen et précise 8 constats généraux portant sur les parcours éducatifs et professionnels des femmes: abandon scolaire précoce, diplôme de l'enseignement supérieur, écart salarial et difficultés d'accès aux postes à responsabilité, temps partiel, domaines d'étude, importance des stéréotypes sexistes et statut socio-économique, choix de carrières, inégalités de genre.

Le second chapitre dresse un état des lieux en Région de Bruxelles-Capitale et en Wallonie.
Sur base des constatations des deux premiers volets, des conclusions ont été tirées qui se retrouvent dans le troisième chapitre.

Et enfin le dernier chapitre formule des recommandations étayées par des exemples concrets :
* Combattre les inégalités dans la répartition des rôles genrés dans toutes les structures sociales ;
* Eradiquer l'ensemble des stéréotypes sexistes plus particulièrement dans les mondes éducatif, professionnel et médiatique ;
* Encourager les femmes, dès le départ, à choisir un parcours formatif dans des filières porteuses d'avenir leur garantissant un emploi de qualité, une rémunération décente ;
* Renforcer l'assertivité et le bien-être des femmes dans un écosytème professionnel mixte au sein des entreprises publiques et privées ;
* Favoriser davantage un meilleur accès à la formation professionnelle tout au long de la vie pour les femmes ;
* Reconnaître et valoriser les talents des femmes encore trop peu considérés ;
* Lutter fermement contre les préjugés sexistes qui continuent d'entraver l'accès des femmes aux postes à haute responsabilité ;
* Exiger l'application stricte du principe « à travail égal, salaire égal ».

Pour terminer, le rapport reprend également un glossaire et une bibliographie.

Lutter contre ces inégalités persistantes dans le monde du travail et la précarité croissante qu'elle engendre sont une des priorités du CFFB et d'ailleurs également à l'ordre du jour de la Commission de la condition de la Femme des Nations Unies à laquelle le Conseil des Femmes participera.

Les inégalités économiques, liées aux discriminations et stéréotypes et à la pauvreté qui l'accompagnent sont une des violences faites aux femmes que nous combattons activement.