Commission d'expertes - socio-économique

Commission d'expertes - socio-économique

Cette commission est présidée par Sigrid Dieu, secrétaire Carole Herve 

En période de crise économique, les femmes sont immanquablement les premières victimes des politiques d'austérité mises en place pour assurer la relance/la croissance de l'économie. Pour répondre à ce nouveau contexte, le Conseil des Femmes est ravi de vous annoncer la création d'une commission socio-économique, qui sera présidée par Sigrid Dieu, qui en tant que représentante du Groupement Belge de la Porte Ouverte pour l'Emancipation économique de la Travailleuse au sein de notre Conseil d'Administration nous gratifiera de son expertise.

Si la Belgique résiste bien à la crise par rapport à d'autres pays européens (France, Grèce, etc.), il n'en demeure pas moins que les femmes -- jeunes et moins jeunes, autochtones, allochtones, atteintes d'un handicap ou non - payent un lourd tribut à la société. Que ce soit en matière de participation au marché du travail (insertion, réinsertion, accès à la formation, etc.) ou de maintien de leurs droits les plus légitimes en matière de sécurité sociale.

Pour ce faire, la nouvelle commission socio-économique du Conseil des Femmes Francophones de Belgique est instituée aux fins :

  • d'examiner de manière approfondie les questions socio-économiques sous l'approche genrée et plus spécifiquement, sous l'approche « Femme » ;
  • d'analyser, dans le cadre de la mise en place de politiques d'efforts conjoints destinées à renforcer la croissance économique conformément aux objectifs européens (Stratégie Europe 2020), les mesures qui, pour certaines d'entre elles, peuvent avoir un impact négatif sur l'émancipation économique et sociale des femmes ; la finalité étant d'amener les Pouvoirs publics (non seulement à l'échelon fédéral mais aussi à l'échelon régional) à prendre conscience du caractère urgent d'ajuster, de manière appropriée, des mesures qui, de par leur nature, peuvent conduire principalement les femmes dans une situation de précarité extrême, sans retour (approche positive « Mesures correctrices ») ;
  • de tenter de trouver des réponses adéquates au « précariat » (les femmes en sont les principales victimes), en proposant, autant que possible, des pistes destinées à améliorer substantiellement la condition des femmes sur le marché du travail au moment où elles y accèdent pour la première fois ou lorsqu'elles le réintègrent, à stimuler/renforcer davantage l'autonomie économique et sociale des femmes (principalement celles qui sont les plus vulnérables) par des mesures spécifiques (approche positive « Propositions d'amélioration de la condition socio-économique des femmes en vue de renforcer leur émancipation économique et sociale »).

Après l'élaboration d'un état des lieux exhaustif de la condition socio-économique des femmes en Région wallonne et en Région de Bruxelles-Capitale (avec indicateurs statistiques à l'appui), le travail sera mené afin de pouvoir procéder à des prises de position, des formulations de propositions/recommandations qui seront soumises au Conseil d'Administration. Des synergies avec d'autres commissions seront envisagées.

 

La commission socio-économique s'est penchée en 2016 sur les parcours éducatifs et professionnels des femmes et leur impact financier à long terme.

La commission a édité une plaquette qui reprend les grandes lignes de son rapport qui se structure de la manière suivante.

Le premier chapitre fait le point sur le contexte européen et précise 8 constats généraux portant sur les parcours éducatifs et professionnels des femmes: abandon scolaire précoce, diplôme de l'enseignement supérieur, écart salarial et difficultés d'accès aux postes à responsabilité, temps partiel, domaines d'étude, importance des stéréotypes sexistes et statut socio-économique, choix de carrières, inégalités de genre.

Le second chapitre dresse un état des lieux en Région de Bruxelles-Capitale et en Wallonie.
Sur base des constatations des deux premiers volets, des conclusions ont été tirées qui se retrouvent dans le troisième chapitre.

Et enfin le dernier chapitre formule des recommandations étayées par des exemples concrets : 

* Combattre les inégalités dans la répartition des rôles genrés dans toutes les structures sociales ;
* Eradiquer l'ensemble des stéréotypes sexistes plus particulièrement dans les mondes éducatif, professionnel et médiatique ;
* Encourager les femmes, dès le départ, à choisir un parcours formatif dans des filières porteuses d'avenir leur garantissant un emploi de qualité, une rémunération décente ;
* Renforcer l'assertivité et le bien-être des femmes dans un écosytème professionnel mixte au sein des entreprises publiques et privées ;
* Favoriser davantage un meilleur accès à la formation professionnelle tout au long de la vie pour les femmes ;
* Reconnaître et valoriser les talents des femmes encore trop peu considérés ;
* Lutter fermement contre les préjugés sexistes qui continuent d'entraver l'accès des femmes aux postes à haute responsabilité ;
* Exiger l'application stricte du principe « à travail égal, salaire égal ».

Pour terminer, le rapport reprend également un glossaire et une bibliographie.

 La commission  travaille actuellement sur la modulation du temps de travail. Une forme de flexibilité du temps de travail : le cas du temps partiel et ses impacts financiers à long terme pour les femmes. 

L'objectif est de sensibiliser principalement les femmes aux risques majeurs encourus dans le cadre de l'occupation d'un emploi à temps partiel sous un triple angle : les perspectives professionnelles (formation, avancement, etc.), la pénibilité des conditions de travail dans certains secteurs où l'emploi à temps partiel est occupé en majorité par des femmes mais aussi les impacts financiers à long terme (pension).
La commission a l'intention d'organiser une journée d'étude, un outil pédagogique de sensibilisation, une plaquette informative et un rapport téléchargeable sur notre site.

Contact : c.herve@cffb.be

 

 

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