discours présidente 8 mars 2011


Il y a 100 ans, pour la première fois, des femmes de différents pays ont marqué leur solidarité envers les femmes du monde entier en manifestant ouvertement, dans la rue.
 
Aujourd’hui le 8 mars 2011 alors que la situation s’est certes améliorée dans nos pays, de nombreuses femmes continuent de souffrir. Ici chez nous, de la pauvreté, mais aussi de violences, conjugales ou intrafamiliales.
Et dans certaines régions du monde également, tout cela, et les guerres en plus.
 
Pour elles, le monde entier peut sembler être un pont très étroit, et aujourd’hui, par notre présence nous leur disons : l’essentiel est de ne pas avoir peur de le traverser !
 
Aujourd’hui nous sommes sur le pont pour exprimer notre solidarité mais aussi pour montrer la  force de notre engagement. Notre volonté de lutter pour aider les femmes de par le monde qui souffrent de ces guerres et des conflits. Depuis la République Démocratique du Congo, le Rwanda, la côte d’Ivoire, l’Afghanistan, la Bosnie Herzégovine, la Colombie, Haïti, l’Irak, le Libéria ou le Darfour, pour ne citer que quelques exemples…
 
Si les femmes font rarement la guerre, elles souffrent trop souvent des pires conséquences de ces conflits. Elles sont des dizaines, voire des centaines de milliers à être victimes de viol, utilisé comme arme de guerre. Un crime massif, systématique, qui frappe des territoires entiers. Leurs agresseurs ne se contentent pas de violer, ils infligent toutes sortes de sévices. Mutilations, coups, brûlures... Derrière ces déchaînements de violence : une volonté de détruire une société. Car au-delà des victimes directes, ces violences déchirent des familles et détruisent des sociétés sur des générations.
 
Cette nouvelle arme de guerre, ces violations ont été qualifiées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, ayant pour conséquence l’ostracisme et le rejet des victimes.
 
Ici, aujourd’hui, nous dénonçons et condamnons formellement ces violences visant spécifiquement les femmes et les jeunes filles. Nous sommes aux côtés de celles, qui dans certaines régions, malgré l’opprobre, luttent contre ces actes barbares, de guerre et de destruction.
Car pour ces femmes touchées par la guerre, une justice reportée est pire qu'une justice refusée. C'est une terreur continue", a estimé Margot Wallstrom, la représentante de l'ONU pour les violences sexuelles dans les conflits. Et pour elle, comme pour nous, une des priorités est de lutter contre le cercle vicieux de l'impunité.
Voilà 10 ans qu’a été adoptée la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies qui vise à mettre un terme à la violence sexuelle contre les femmes et les fillettes durant les conflits armés. Nous en profitons pour lancer un appel à encourager une participation accrue des femmes aux initiatives de renforcement de la paix.
 
La MMF participe à notre action et ensemble nous allons symboliquement dresser notre pont pour marquer notre solidarité avec les femmes du monde entier. Le symbole est la large bannière que la MMF Belgique a portée dans la manifestation internationale à Bukavu en octobre 2010.
 
Ici ensemble nous disons notre rêve de paix, notre action de solidarité, notre volonté d’améliorer les choses ensemble, pour nous, pour elles.
 
Car si le monde entier peut sembler être un pont très étroit, l’essentiel est de ne pas avoir peur de le traverser !

 Viviane Teitelbaum, Présidente du CFFB
8 mars 2011

 

 

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