Bonjour et bienvenue sur ce site

Les femmes constituent un peu plus de la moitié de la population. Si l’égalité est légalement acquise dans les faits, elle n’est pas encore possible pour toutes les femmes. C’est pourquoi nous poursuivons les efforts nécessaires (nos missions et priorités) pour y arriver.

Les changements institutionnels et structurels ont amené le Conseil National des Femmes Belges,  à se scinder en Conseil des Femmes Francophones de Belgique-CFFB  et en Nederlandstalige Vrouwenraad.  Le CFFB est présent au Fédéral, en Communauté française, c’est-à-dire en Région Wallonne et en Région Bruxelles-Capitale, afin d’agir là où se prennent les décisions, là où se font les choix de société qui nous engagent pour l’avenir. 

Le CFFB est une coupole d’associations féminines  mais représente également des membres individuel(le)s qui participent  à nos réunions à Bruxelles  et de manière décentralisée en province dans nos sections.

Par ce site et notre newsletter, nous voulons vous informer de nos objectifs, avis et actions.

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Nouvelles

  • Pour la semaine des Femmes 2017, le Conseil des Femmes se joint à isala ASBL

    isala ASBL, en collaboration avec le Conseil des Femmes, organise deux soirées culturelles engagées lors de la Semaine des Femmes 2017.

    • Vendredi 3 mars à 19h00 : soirée ciné-discussion autour du film "Seule contre tous" / " The Whistleblower"
    • Dimanche 5 mars, à 18h00: soirée théâtre-échange autour de la pièce "Plainte contre X"

    Les deux soirées se dérouleront à De Markten, 5 rue du Vieux Marché aux Grains, à 1000 Bruxelles, pour s'inscrire, merci d'écrire à info@isalaasbl.be 

    Pour en savoir plus, cliquez ici

     
  • Journée internationale des Femmes

    Action nationale de la Marche Mondiale des femmes le 4 mars 2017, Place de la Monnaie

    La Marche Mondiale des femmes est un mouvement international féministe, démocratique, autonome, transparent et créatif.  Il regroupe plus de 5000 réseaux, organisations et militant(e)s de 164 pays et régions qui ont un but commun : marcher tant que les femmes ne seront pas libres. Les revendications de la Marche Mondiale des Femmes 2017 sont axées autour de deux thématiques qui doivent trouver une réponse aussi bien au niveau mondial que local. La première concerne les biens collectifs, les services publics, la protection sociale et l’autonomie économique des femmes et la seconde est la lutte contre les violences faites aux femmes, la paix et la démilitarisation.

    L’action de la MMF-Belgique de 2017 dénonce les effets des politiques prises par notre gouvernement qui sont en train de démanteler la sécurité sociale (et tout le système de protection sociale). Voici quelques exemples significatifs :

    Dans les cadre de l’austérité, le gouvernement a entre autres augmenté de plus de 45% le montant du ticket modérateur pour les visites chez les spécialistes tels que les gynécologues ou les ophtalmologistes. Cela a évidemment eu un impact très direct sur les patients au vu des centaines de milliers de personnes qui ont postposé leurs soins de santé (Dobbelaere, 2014). En effet, en 2013 en Wallonie, 24,9% des femmes et 44,3% des familles monoparentales ont reporté des visites médicales ou y ont renoncées alors qu’elles en avaient besoin ; le ticket modérateur est passé de 8,23 à 12 euros en 2015.

    Quant aux femmes enceintes, à partir de 2015, elles sont censées quitter la maternité un demi-jour plus tôt qu’avant. Il s’agit là d’un renvoi trop précipité des patientes chez elles, qui peut être à l’origine de graves complications. Un suivi professionnel à domicile de ces patientes serait l’idéal et devrait aller de pair avec cette réforme, mais cela ne sera pas possible si l’on continue à affaiblir les services de protection sociale. Nous constatons donc que celles qui paient, en santé et financièrement, ce sont les femmes.

    Le budget pour 2017 présente des coupes énormes dans le secteur de la santé, de l’ordre de 900 millions, notamment sur les prix des antibiotiques dits de court terme et sur les infrastructures. Tout cela aura un impact néfaste sur les femmes (et le reste de la population à risque ou pauvre) étant donné que « les femmes seront particulièrementconcernées, car ce sont ellesqui, faute de moyens, s’auto-médicalisent». Cette situation entraîne une augmentation des maladies des femmes à cause de la surcharge mentale et des responsabilités excessives.

    Programme de la journée ici 


    [1] Pourquoi les politiques d’austérité touchent davantage les femmes ?, Le Monde selon les femmes, Bruxelles, 2016, Marcela de la Peña Valdivia et Melania Giubbilei

     
  • Statut du fœtus, reconnaissance anténatale : les attaques au droit à l'IVG doivent cesser !


    Ce 9 février, le Parlement fédéral a voté une proposition de loi visant à permettre la reconnaissance de la filiation paternelle hors mariage dès le début de la grossesse.

    Le Conseil des Femmes Francophones de Belgique met en garde les élu-e-s, les femmes et les citoyen-ne-s en général, contre les dangers que fait courir cette modification législative qui rappelle les tentatives en cours de donner un statut à l'embryon et au fœtus. Le CFFB mettra tous les moyens possibles en œuvre pour faire échec à ces attaques de plus en plus directes, au droit fondamental des femmes à décider de poursuivre ou non une grossesse.

    Si les motivations avancées pour voter ce texte peuvent paraître louables, elles sont sans commune mesure avec les risques évidents que comporte une telle reconnaissance de filiation avant toute viabilité du fœtus : s'attaquer in fine à l'Interruption Volontaire de Grossesse.

    Dans le contexte actuel, le vote de cette loi est indissociable du projet du ministre de la Justice, de son parti le Cd&V et de la NVA contre lequel le CFFB a déjà pris position : en effet nous refusons que soit supprimé l'article 80 bis du code civil ainsi que le délai légal de reconnaissance d'un enfant mort-né- soit 6 mois de grossesse- comme nous refusons la délivrance d'un « acte de naissance » à tout stade d'une grossesse accidentellement interrompue.

    Lors de la séance plénière du 9 février, l'auteure de la proposition de loi, Stéphanie Thoron (MR), s'est d'ailleurs félicitée du soutien total du Ministre Koen Geens dans ce dossier. Rien d'étonnant. Les confusions sémantiques sont les mêmes que dans le dossier de reconnaissance des fœtus: on parle d'enfant alors qu'il s'agit d'une grossesse de moins de six mois. Ici aussi, la loi octroie un document d'état civil, ainsi qu'un lien de filiation, deux des quatre attributs nécessaires à l'attribution d'une personnalité juridique...

    Si la proposition du Cd&V sur les fœtus est actuellement bloquée en Commission Justice, grâce entre autres aux auditions des professionnel-le-s de la santé, mais aussi du CFFB, ne nous réjouissons pas trop vite ! Le Ministre de la Justice a déclaré le 7 février au JT de la VRT qu'il ferait passer ce texte via le gouvernement. Quand on ne peut passer par la porte, on passe par les fenêtres. Une première étape vient d'être franchie avec le vote du 9 février !

    C'est pourquoi le CFFB a décidé d'exprimer ses profondes inquiétudes et son opposition à ce qui s'apparente à une offensive déguisée contre les droits fondamentaux des femmes.

    En effet, les arguments avancés pour faire voter la reconnaissance d'une filiation anténatale sans délai minimal de grossesse ne résistent pas à l'analyse. Harmoniser les pratiques entre les administrations communales ? Certes, il y avait un vide juridique et certaines communes permettaient cette reconnaissance avant 6 mois de grossesse. Mais ce n'est pas le cas de la majorité d'entre elles qui, en toute logique, calquent leur pratique sur ce délai de 6 mois, prescrit par l'article 80 bis du Code civil, à la fois pour reconnaître officiellement qu'un enfant est mort-né, mais également, en cas de fausse-couche, pour permettre au père non marié qui n'a pas encore reconnu l'enfant de le faire, moyennant le consentement de la mère.

    Autre motivation avancée : il s'agirait d'éviter à la maman, en cas de décès prématuré du père, des démarches douloureuses. Selon nous cet argument ne tient pas non plus: en effet, l'article 324 du Code civil indique clairement qu'à moins qu'il n'existe des doutes sur la paternité, celle-ci est présumée si des relations sexuelles avec la mère sont établies pendant la période légale de la conception. De toute façon, aujourd'hui, les tests ADN sont rapides et fiables à 99%.

    Une nouvelle fois on prend prétexte d'aider les femmes confrontées à une dure épreuve, (très rare, s'il en est) - des femmes dont nous sommes solidaires et qu'il faut soutenir et encadrer - pour modifier le statut du fœtus dans le Code civil. C'est inacceptable.

    En revanche, pas un mot sur la réalité du vécu de très nombreuses femmes au cours de la grossesse, qui a toute son importance ici : en effet, toutes les études démontrent que la violence dans les couples est un fléau généralisé et que, dans 40% des cas, les premiers coups apparaissent avec la grossesse. De plus, une I.V.G. sur 5 est directement liée à des violences (viols, violences conjugales, violences familiales). En permettant cette reconnaissance de paternité précoce, le législateur offre, sans s'en rendre compte, un moyen de pression légal à un compagnon violent pour empêcher la femme enceinte de demander une IVG ; ce n'est ni une hypothèse, ni un risque mineur : il s'agit d'une réalité objective et dramatique.

    Le Conseil des Femmes Francophones de Belgique met donc en garde les élu-e-s, et poursuivra son combat contre les reculs en matière des droits des femmes, et spécifiquement leurs droits sexuels et reproductifs, cette fois directement en cause mis par le parlement et le gouvernement belges, comme c'est malheureusement le cas dans un nombre croissant de pays européens.

     
  • Parcours éducatifs et professionnels des femmes et leur impact financier à long terme

    Si les femmes sont actuellement de plus en plus présentes sur le marché de l'emploi, force est de constater que des inégalités de genre persistent encore à différents niveaux.

    Elles sont majoritaires dans les emplois à temps partiel, ce qui les amène plus souvent que les hommes dans des situations de précarité et même de pauvreté extrême. Selon Eurostat, en 2014, 43.5% de femmes belges occupaient un temps partiel, alors que les hommes n'étaient que 9%.

    Les ségrégations horizontale et verticale contribuent également à une précarisation potentielle des femmes. Enfin, leurs carrières fragmentées et précaires ont pour conséquence directe de leur donner moins de revenus et à plus long terme une pension moins élevée que celle des hommes.

    Tenant compte de ces constatations, notre commission socio-économique s'est penchée ces derniers mois sur les parcours éducatifs et professionnels des femmes et leur impact financier à long terme pour les femmes.

    La commission a édité une plaquette qui reprend les grandes lignes de son rapport qui se structure de la manière suivante.

    Lire la suite...  
  • Comment les objectifs de développement durable peuvent-ils contribuer au renforcement de la position socio-économique des femmes ? 25/01/2017

    L'Agenda 2030 possède un vrai potentiel pour mener la transition vers le développement durable. Beaucoup, cependant, dépend de la façon dont cette transition prendra forme. Une préoccupation majeure à cet égard concerne l'égalité de genre et l'autonomisation des femmes et des filles.

    L'égalité de genre et l'autonomisation des femmes et des filles sont d'une importance primordiale pour la mise en œuvre de l'Agenda 2030, tant du point de vue de la promotion de l'égalité de genre que du développement environnemental et économique durable.

    Ce séminaire international sera l'occasion d'analyser et de débattre du contenu de l'Agenda 2030 et des conditions fondamentales de sa mise en œuvre. Il sera question d'explorer les différentes relations qui existent entre la dimension de genre et le développement durable, d'examiner comment les ODD peuvent contribuer à l'égalité de genre et au succès de l'ODD 5, et de quelle manière l'égalité de genre et l'autonomisation des femmes et des filles peuvent aussi jouer un rôle essentiel dans l'atteinte des autres ODD.

    Pour enrichir la discussion, on peut compter sur la présence d'expert.e.s du Nord et du Sud dans le domaine du genre, de la transition et du développement durable. Il y aura également des échanges entre participant.e.s au cours de quatre ateliers participatifs où, à partir de la perspective de genre et de l'approche intersectionnelle, nous élaborerons des propositions concrètes pour la mise en œuvre de l'Agenda 2030.

    Invitation Programme

    Le séminaire se tiendra en français et en néerlandais avec traductions simultanées.

    La participation est gratuite, mais l'inscription -- avant le 23 janvier 2017 au plus tard -- est obligatoire. Vous pouvez d'ores et déjà vous inscrire via ce lien http://www.11.be/component/zoo/item/seminarie-SDG-gender#inschrijven
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